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Haut et Noble Serment des Arbalétriers Enghien

Histoire du Serment

L’histoire d’Enghien démarre au XIème siècle. Les seigneurs d’Enghien, règnent sur la ville. Par mariage, la seigneurie d’Enghien (ville, parc, château et 14 villages) passera dans la Maison des Luxembourg-Saint-Pol dont le plus célèbre représentant fut Louis, connétable de France, beau-frère de Louis XI et oncle d’Edouard IV, puis dans la Maison des Bourbons-Vendôme (1487) jusqu’à ce qu’Henri IV la cède au prince-comte Charles d’Arenberg en 1607.

On trouve les premières traces du Serment dans les années 1300… c’est donc depuis près de 700 ans que le serment d’Enghien existe ! Créé par le Seigneur Wauthier III d’Enghien, les arbalétriers avaient pour but de protéger la ville…

Les statuts du Serment des Arbalétriers de St Jean Baptiste (1340), confirmés par Philippe II en 1562 et avant lui par Philippe de Clèves, réaffirment le droit du Connétable de mobiliser les arbalétriers pour faire guet et garde sur les remparts et aux portes de la ville, également pour prêter assistance au bailli et à ses sergents en vue d’arrêter tous « malfaicteurs et malfaictraisses ».

Ce n’était pas la seule guilde, il y avait aussi le Grand Serment des archers de Notre Dame, le Serment des archers de Saint-Sébastien, Le serment des Arquebusiers (ou Couleuvriniers) de Saint-Christophe et plus tard la confrérie des arbalétriers de Ste Anne… mais le serment des Arbalétriers de St Jean Baptiste était le plus ancien. Les statuts des arbalétriers de St Jean Baptiste, des archers de ND et des couleuvriniers de ST Christophe stipulent l’obligation d’aller en guerres… on n’a pas trouvé trace d’intervention des serments.

A noter toutefois le concours prêté par les archers d’Enghien au magistrat d’Enghien dans les circonstances suivantes. Au cours de la reprise des Pays-Bas par les Autrichiens des milliers de prisonniers furent acheminé à Mons le 24 mai 1794. Les serments d’Enghien, sous la houlette de JF Delwarde, roi, et C.I Bruneau, connétable, constituèrent une escorte de 40 hommes pour convoyer les prisonniers français à Hal. Ils furent félicités par le Magistrat. Là s’achève le rôle militaire des Serments. Un mois plus tard, les Français remportaient la bataille de Fleurus (26 juin 1794) et faisaient repasser la Belgique sous contrôle français pour une vingtaine d’années.

Le Serment a été dissous en 1796. Ses biens sont confisqués comme biens nationaux et vendus, mais il renaît en 1801, après le passage de l’orage révolutionnaire. Il récupère notamment son fameux collier. Le Serment des Arbalétriers de Saint Jean-Baptiste survécut jusqu’en 1868 ; on ne sait trop pourquoi, il disparaît alors. Le serment s’est mis en léthargie en 1869, date à laquelle l’activité s’est suspendue… jusqu’en 1984.

Le Serment d’Enghien réunissant les anciennes confréries des Arbalétriers de St Jean Baptiste, les Archers de Notre-Dame, les Archers de St-Sébastien, les arquebusiers de St-Christophe et les Arbalétriers de Ste-Anne, il s’indiquait de reprendre en un seul emblème héraldique les quatre maisons qui veillèrent à leur naissance et à leur essor. Le même serment s’est donné pour tâche de reprendre le relais.

Les quatres fondateurs du Serment. Michel Claessens, Georges Devroede, Louis Vincart et Yves Delannoy, premier Connétable.

Dès sa reconstitution en 1984, il s’est avéré que le Serment devait avoir un blason emblématique. Un premier dessin réalisé par François Craenhals n’a pu être retenu au vu de la complexité à reproduire.

Un autre projet qui se trouve d’ailleurs en haut à gauche de notre site internet fut retenu par le Conseil d’administration du 7 septembre 1986. En voici la description héraldique (texte de notre premier Connétable Yves Delannoy).

Écartelé : au premier, gironné d’argent et de sable de dix pièces, chaque pièce de sable chargée de trois croisettes recroisetés au pied fiché d’or (Enghien); au second, d’argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d’or, la queue fourchée et passée en sautoir (Luxembourg-comte de St Pol); au troisième, de gueules à une escarboucle fleurdisée d’or (Clèvers-Ravenstein); au quatrième, de gueules à trois fleurs de neflier d’or, percées du champs, barbées de sinophe (Arenberg).

L’écu est timbré d’une couronne.

Devise : Semper Angiam Servare (Toujours au service d’Enghien)

Ces quartiers reproduisent les armoiries de quatre des cinq maisons seigneuriales d’Enghien.

Pourquoi ces évocations?

Primo : Les d’Enghien.

C’est à Walter III d’Enghien (1302 – 1345) que le Serment des arbalétriers de Saint Jean-Baptiste doit son institution et que les archers de Notre Dame en reçurent, pour s’exercer au tir, la prairie confisquée au juif Jonathas.

Secundo : les Luxembourg-comtes de Saint Pol.

Louis (1418 – 1475), futur connétable de France, octroya vers 1442 des privilèges au Serment des Archers de Saint Sébastien. Son fils, Pierre II (1440 – 1483), renouvela les privilèges concédés au Serment des Archers de Notre Dame.

Tertio : Les Clèves-Ravenstein.

Philippe (1456 – 1528) concéda de nouveaux statuts au Serment des Arquebusiers de Saint Christophe (1497) et aux Archers de Notre Dame (1510).

Quarto : les d’Arenberg.

On ne peut ignorer qu’Anne de Croy, épouse du Prince-comte Charles d’Arenberg (1550 – 1606), ordonna à son fils aîné de constituer une Confrérie d’arbalétriers sous le patronage de Sainte Anne et que, par la suite, la Sérénissime Maison d’Arenberg ne manqua jamais d’assurer son soutien aux diverses confréries de tir enghiennoises.

Le Serment d’Enghien réunissant les anciennes confréries des Arbalétriers de Saint Jean Baptiste, les Archers de Notre Dame, les archers de Saint Sébastien, les Arquebusiers de Saint Christophe et les arbalétriers de Sainte Anne, il s’indiquait de reprendre en un seul emblème héraldique les quatre Maisons qui veillèrent à leur naissance et leur essor.

Le même Serment s’est donné pour tâche de reprendre le relais. Cela, déjà seul, mérite d’être relevé. Mais que dire alors de cette sincère et profonde cordialité qui anime cette résurgence?

Mais concluons : nos armoiries ont été simplifiées. On a délaissé les arc, arbalète et arquebuse; l’ordre chronologique a été mieux mis en valeur; la devise, sous une autre présentation reste la même, toujours aussi belle…

A méditer sous le soleil, les étoiles, même quand il est des nuages.

40 ans du Serment

1984 – 2014

Le Serment a fêté le 40ème anniversaire de sa reconstitution en 2024. 

Les photos des différentes journées sont visibles ici.

Une brochure relatant l‘histoire du Serment durant ses 40 dernières années a été publiée.

Les Chroniques

Tous les ans, le Chroniqueur  retrace la vie du Serment pendant l’année écoulée.

Retrouvez ici toutes les chroniques éditées depuis la création du Serment en 1984.

Un documentaire vidéo

Notélé a réalisé un documentaire d’une heure sur notre Serment. On y retrouve bien entendu l’histoire du Serment racontée par certains Confrères, une interview du dernier membre fondateur vivant en 2014, Louis Vincart et quelques commentaires historiques à propos des arbalétriers en général.

La brochure du 30ème anniversaire et la restauration du tableau

Une brochure relatant l’histoire du Serment durant ses 30 dernières années a été publiée.

Lors des festivités du 30ème, nous avons eu le plaisir d’inaugurer le tableau acquis en 2013.